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Chapitre Ii (1651-1652)
Mazarin sort de France (mars 1651); son découragement.--Services que lui rendirent en cette circonstance Nicolas et Basile Fouquet.--Caractère de ce dernier.--Il brave les dangers pour se rendre près du cardinal (avril-mai 1651).--Le procureur général, Nicolas Fouquet s'oppose à la saisie des meubles de Mazarin.--Efforts des Fouquet pour rompre la coalition des deux Frondes.--Ils y réussissent (juin 1651).--Tentatives pour gagner à la cause de Mazarin quelques membres du parlement.--Négociations de l'abbé Fouquet avec le duc de Bouillon et Turenne son frère, qui se rallient à la cause royale (décembre 1651).--Mazarin rentre en France et rejoint la cour (janvier 1652).--Turenne prend le commandement de son armée (février 1652).--Dispositions de la bourgeoisie différentes de celles du parlement.--Influence des rentiers dans Paris.--Rôle du coadjuteur Paul de Goudi; il est nommé cardinal (février 1652).--Efforts inutiles de l'abbé Fouquet pour gagner Gaston d'Orléans.--Négociations avec Chavigny.--Importance du rôle de ce dernier pendant la Fronde.
Chapitre Iii
Rôle de Chavigny pendant la Fronde: son ambition; il est emprisonné, puis exilé en 1648.--Intrigues de Chavigny et de Claude de Saint-Simon pour renverser Mazarin (1649).--Erreur du duc de Saint-Simon, auteur des Mémoires, relativement aux relations de son père avec Chavigny.--Claude de Saint-Simon cherche à s'appuyer sur le prince de Condé pour enlever le pouvoir à Mazarin.--Mémoire rédigé par Chavigny dans ce but.--Mazarin parvient à déjouer les intrigues de ses ennemis.--Arrestation et emprisonnement du prince de Condé (1650).--Chavigny et Saint-Simon s'éloignent de Paris.
Chapitre Iv (1651-1652)
Retour de Chavigny à Paris en 1651; il entre dans le ministère formé en avril 1651 et est attaqué par le cardinal de Retz.--Courte durée de ce ministère.--Chavigny entame des négociations avec Mazarin (janvier 1652) par l'intermédiaire de Fabert et de l'abbé Fouquet.--Arrivée des troupes espagnoles à Paris (5 mars 1652).--Fêtes et émeutes.--Prise d'Angers par l'armée royale (7 mars).--Violences du parti des princes dans Paris.--Émeute du 25 mars.--Inquiétude de Mazarin.--L'abbé Fouquet fait afficher des placards contre Condé.--Arrivée de Condé à l'armée (1er avril).--Combat de Bléneau (6 avril).--Condé vient à Paris (11 avril).--Il se rend au parlement (12 avril).--Paroles que lui adresse le président le Bailleul.--Le procureur général Fouquet attaque le manifeste du prince de Condé (17 avril).--Les princes sont mal accueillis à la chambre des comptes et à la cour des aides (22 et 23 avril).--Dispositions peu favorables de l'Hôtel de Ville.--Arrestation de l'abbé Fouquet (24 avril).--Les campagnes sont désolées par les troupes des deux partis.--Destruction des bureaux d'entrée.--Plaintes du prévôt des marchands adressées au parlement (20 avril).--Les princes forcés de négocier avec la cour (28 avril).--État misérable de Paris.--On engage le peuple à secouer le joug des princes.
Chapitre V (avril-mai 1652)
Négociations des princes avec la cour: Rohan, Chavigny et Goulas à Saint-Germain (28-29 avril).--Prétentions des princes et de leurs députés.--Mauvais succès de ces négociations.--Mécontentement de Condé, du parlement et du cardinal de Retz.--Mission secrète de Gourville (mai 1652), propositions dont il est chargé.--Mazarin refuse de les accepter; lettre confidentielle du cardinal à l'abbé Fouquet (5 mai).--Madame de Châtillon continue de négocier au nom de Condé; caractère de cette dame; elle se fait donner par Condé la terre de Merlou.--Mazarin profite de toutes ces négociations et divise de plus en plus ses ennemis.--Le prévôt des marchands est maltraite par la populace.--La bourgeoisie prend les armes (5 mai).--Défaite de l'armée des princes à Étampes (5 mai).--Le parlement envoie le procureur général, Nicolas Fouquet, à Saint-Germain.--Harangue qu'il adresse au roi.--Nouvelle mission de Fouquet à Saint-Germain (10-14 mai).--Relation qu'il en fait au parlement (16 mai).--Les princes rompent les négociations avec la cour et reprennent les armes.
Chapitre Vi (mai-juin 1652)
Condé s'empare de la ville de Saint-Denis (11 mai), qui est bientôt reprise par l'armée royale (13 mai).--Les princes s'adressent au duc de Lorraine, qui s'avance jusqu'à Lagny à la tête d'une petite armée.--Son arrivée à Paris (1er juin).--Caractère de ce duc et de ses troupes.--Frivolité apparente du duc de Lorraine.--Ses temporisations affectées.--Il négocie avec la cour par l'intermédiaire de madame de Chevreuse et de l'abbé Fouquet.--Intimité de l'abbé Fouquet avec mademoiselle de Chevreuse.--Lettre de l'abbé Fouquet à Mazarin (4 juin) sur les négociations de madame de Chevreuse avec le duc de Lorraine.--Lettre de Mazarin à madame de Chevreuse (5 juin).--Traité signé avec le duc de Lorraine (6 juin).--Part qu'y a la princesse de Guéménée (Anne de Rohan).--Le duc de Lorraine s'éloigne de Paris.--Misère de cette ville.--Procession de la châsse de sainte Geneviève (11 juin).--Conduite du prince de Condé à cette occasion.--Murmures et menaces contre le parlement.--Violences exercées contre les conseillers (21 juin).--Mazarin encourage l'abbé Fouquet à exciter le peuple contre le parlement.--Tumulte du 25 juin.--Danger que court le procureur général Nicolas Fouquet.--Les deux armées se rapprochent de Paris.
Chapitre Vii (juillet 1652)
Marche de l'armée des princes sous les murs de Paris (2 juillet).--Avis donné par Nicolas Fouquet.--L'armée des princes est attaquée par Turenne.--Escarmouches au lieu dit la Nouvelle France et aux Récollets.--Combat de la porte Saint-Antoine.--Danger du prince de Condé et de son armée.--Il est sauvé par mademoiselle de Montpensier.--La paille adoptée comme signe de ralliement des Frondeurs.--Assemblée générale de l'Hôtel de Ville (4 juillet).--Tentative d'incendie.--Résistance des archers de la ville.--Meurtre de plusieurs conseillers.--L'Hôtel de Ville est envahi et pillé.--Le duc de Beaufort éloigne la populace et délivre les conseillers.--Mademoiselle de Montpensier sauve le prévôt des marchands.--Tyrannie des princes dans Paris.--Élection d'un nouveau prévôt des marchands (6 juillet)--Condamnation et supplice de quelques-uns des séditieux.--Négociations du parlement avec la cour.--Le roi annonce l'intention de éloigner le cardinal Mazarin (11 juillet).--Opposition de Condé aux propositions de la cour (13 juillet).--Il continue de négocie secrètement avec Mazarin.--Rôle de Nicolas Fouquet et de son frère pendant cette crise.
Chapitre Viii (juillet-août 1652)
Mémoire adressé par Nicolas Fouquet au cardinal Mazarin sur la conduite que la cour doit tenir (14 juillet): il expose le danger de la situation et la nécessité de prendre des mesures pour annuler les actes du parlement et de l'Hôtel de Ville, dominés par la faction des princes.--Il propose de publier un manifeste au nom du roi pour montrer la mauvaise foi des princes, qui, après avoir demandé et obtenu l'éloignement de Mazarin, refusent de déposer les armes et appellent les ennemis dans l'intérieur de la France.--Il faut exiger que les princes envoient immédiatement leurs députés à Saint-Denis pour traiter avec la cour, et en attendant retenir dans cette ville les députés du parlement.--Nécessité de transférer le parlement hors de Paris et moyen de gagner une partie de ses membres.--Faute que l'on a commise en ne s'opposant pas à la réception de Rohan-Chabot en qualité de duc et pair par le parlement.--Lettre de Nicolas Fouquet, en date du 15 juillet: il explique pourquoi les députés du parlement ne peuvent se rendre à Saint-Denis.--Nécessité d'envoyer promptement des ordres au parlement et de prendre une décision pour ou contre le départ du cardinal Mazarin.--Indication des moyens à employer pour faire venir à Pontoise un certain nombre de conseillers du parlement.--Arrêts du conseil du roi, en date du 18 juillet et du 31 du même mois qui annulent les élections de l'Hôtel de Ville et transfèrent le parlement de Paris à Pontoise.--Projet de déclaration contre ceux qui n'obéiront pas aux ordres du roi.--Lettre de Nicolas Fouquet à ses substituts pour les mander à Pontoise.--Circulaire du même aux divers parlements de France.--Pamphlets publiés à Paris contre la translation du parlement.--Le parlement de Pontoise s'ouvre le 7 août 1652, et demande l'éloignement de Mazarin.
Chapitre Ix (juillet-septembre 1652)
Le duc d'Orléans est déclaré lieutenant général du royaume et le prince de Condé généralissime des armées (20 juillet).--Conseil établi par les princes; disputes de préséance; duel de Nemours et de Beaufort (30 juillet); querelle de Condé et du comte de Rieux (31 juillet).--Désordres commis par les troupes des princes.--Mécontentement de la bourgeoisie parisienne; assemblées aux halles et au cimetière des Innocents (20 août).--Mazarin s'éloigne pour quelque temps; sa correspondance avec les deux Fouquet.--Chavigny négocie avec la cour au nom des princes.--Inquiétude que le cardinal de Retz inspire à Mazarin.--Retz se rend à la cour (9 septembre), et veut traiter avec la reine au nom du duc d'Orléans.--Il n'y réussit pas.--L'abbé Fouquet excite la bourgeoisie parisienne et négocie avec Chavigny.--Assemblée des bourgeois au Palais-Royal (24 septembre); ils se déclarent antifrondeurs.--Conférence de l'abbé Fouquet avec Goulas (20 septembre).--Il part pour la cour.--On intercepte une lettre de l'abbé Fouquet adressée au secrétaire d'État le Tellier.
Chapitre X (octobre 1652)
L'abbé Fouquet s'obstine à continuer les négociations avec les princes.--Sa passion pour la duchesse de Châtillon.--Mazarin l'avertit vainement que le prince de Condé ne veut pas traiter sérieusement avec la cour (5 octobre).--Il lui conseille de s'attacher à séparer le duc d'Orléans de Condé.--L'intérêt véritable du roi conseille de repousser les demandes de ce dernier.--Mazarin revient avec plus d'insistance sur les mêmes idées (9 octobre); il sait positivement que Condé est entré dans de nouveaux engagements avec les Espagnols et leur a promis de ne pas traiter avec la France.--Madame de Châtillon est également dévouée aux Espagnols.--Plaintes de Mazarin sur la prolongation de son exil; il espère que le procureur général, Nicolas Fouquet, déterminera le parlement de Pontoise à proclamer son innocence.--Il engage l'abbé Fouquet à profiter de la rupture entre le prince de Condé et Chavigny pour assurer le succès des négociations avec le duc d'Orléans.--Violence de Condé envers Chavigny; maladie et mort de ce dernier (11 octobre).--Erreurs de Saint-Simon dans le récit de ces faits.--Attaques dirigées à la cour contre l'abbé Fouquet; on lui enlève la direction des négociations avec les princes.--Le procureur général, Nicolas Fouquet, se plaint vivement à Mazarin de la conduite des ministres qui entourent la reine et de la rupture des négociations.--Il pense que l'on devrait profiter de la bonne disposition des Parisiens pour ramener le roi dans son Louvre.--Le parlement siégeant à Pontoise est tout entier de cet avis, et c'est en son nom qu'écrit le procureur général.
CHAPITRE XI OCTOBRE 1652.
Inquiétude que les divisions du parti royaliste inspirent à Mazarin.--Dans sa réponse au procureur général, 12 octobre, il montre que le prince de Condé n'a jamais traité avec sincérité et que, n'espérant pas conclure la paix avec lui, il a dû en référer au conseil du roi.--Il est disposé, quant à lui, à demeurer exilé toute sa vie si le service du roi l'exige, et approuve le projet de ramener le roi à Paris.--Peu de sincérité de cette lettre.--Mazarin est plus explicite avec l'abbé Fouquet: il exprime le désir de voir continuer les négociations particulières avec Goulas, et souhaite que l'on détermine le duc d'Orléans à se retirer dans son apanage.--Mazarin souhaite vivement entrer à Paris avec le roi; il va se rendre à Sedan et se tenir près à rejoindre la cour, dès qu'il sera nécessaire.--Inquiétude que lui inspirent le cardinal de Retz et ses relations avec l'hôtel de Chevreuse.--L'abbé Fouquet reçoit d'un des confidents de Mazarin des renseignements sur les causes de sa disgrâce.--Il conserve toute la confiance du cardinal, qui le charge de hâter son retour, au moment où la cour se rapproche de Paris.--Départ de Condé et du duc de Lorraine 13 octobre.--Entrée du roi à Paris (21 octobre).
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