
Public-domain ebook
Voyage dans la lune avant 1900
Language: fr317 downloads on Project Gutenberg
Subjects
In: FR Jeunesse·Science-Fiction & Fantasy·Humour
Public-domain ebook sourced from Project Gutenberg #50069.

Public-domain ebook
Language: fr317 downloads on Project Gutenberg
Subjects
In: FR Jeunesse·Science-Fiction & Fantasy·Humour
Public-domain ebook sourced from Project Gutenberg #50069.
The opening · free to read
Le présent Album n'a été fait pour aucune Société savante, pas même pour être présenté à l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres si magistralement présidée par M. Baboulifiche.
Je l'ai composé feuille par feuille, pendant les longues soirées d'hiver, au milieu de mes enfants, sous leurs yeux et dans l'unique but de les amuser.
La faveur qu'ils lui ont témoignée dès le début, et qu'ils ne cessent de lui témoigner encore, m'ayant porté à croire que d'autres enfants pourraient le goûter comme eux, je me décide à le livrer aux hasards de la publicité.
Les gens très graves et très sérieux hausseront peut-être les épaules en le parcourant, mais que m'importe, pourvu qu'il fasse rire les bébés, sourire les mamans et se dérider les papas rendus parfois soucieux par les mille tracas de la vie.
Va donc, petit livre, et bonne chance!
M. Baboulifiche, président de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres, et Secrétaire perpétuel de la Société universelle astronomique fin de siècle de Fresnay le Puceux, après une lecture annonçant qu'en 1900 on pourra voir la Lune à un mètre, se demande s'il ne lui serait pas possible de mieux faire et... se propose d'y aller incognito.--Le vieil aérostat qui a déjà bien des fois servi pour les fêtes de l'Académie et autres solennités locales est encore en assez bon état, et pourrait parfaitement supporter le poids de deux et peut-être même de trois personnes.
Monsieur Baboulifiche fait part de ses intentions à son domestique Papavoine et lui donne l'ordre de se préparer à l'accompagner dans la Lune, vers laquelle il compte se diriger dès le lendemain, au point du jour.--Ébahissement désespéré de Papavoine.
Après avoir fait en gémissant ses paquets, Papavoine s'endort, sans avoir le courage de se mettre au lit.--Plein d'une tendre sympathie pour les chagrins de son maître, le chat s'endort aussi.
Au lever de l'aurore et suivant un procédé de son invention, M. Baboulifiche, aidé par son domestique, remplit de gaz le ballon l'_Intrépide_ qui doit les enlever dans la Lune.
En route pour la Lune!--Le ballon l'_Intrépide_ traverse un nuage, la Terre s'éloigne, la Lune se rapproche, courage!--Papavoine a mal au cœur et son maître aussi.--L'Aérostat, un peu délesté, acquiert une plus grande force d'ascension.
L'attraction lunaire étant devenue par trop grande, le ballon éclate et se précipite avec une rapidité vertigineuse vers la surface légèrement accidentée de la Lune.
Brusque arrivée de M. Baboulifiche et de son domestique Papavoine dans la Lune.
Par une chance des plus heureuses, les vêtements de M. Baboulifiche avaient seuls été traversés par la pointe aiguë du rocher sur lequel il était tombé, lors de son arrivée dans la Lune, et comme le digne Président était passablement lourd, l'étoffe finit par céder et M. Baboulifiche ne tarda pas à se trouver désembroché.--Aussitôt sur pieds et sans se préoccuper des avaries de sa culotte, ni d'une sensation douloureuse qu'il éprouve dans un certain endroit qu'il est inutile de nommer, notre courageux explorateur se met à la recherche de Papavoine qui a totalement disparu.
Entendant de sourds gémissements sortir d'une étroite crevasse, M. Baboulifiche se met à plat ventre au bord de ce trou et aperçoit tout au fond le malheureux Papavoine couché et à moitié englouti dans une substance qui lui paraît être une eau heureusement peu profonde.
Papavoine s'étant aperçu qu'un faible rayon de lumière semblait venir de derrière lui, s'était retourné et avait découvert un étroit passage dans lequel il s'engagea en rampant. Malheureusement, cette espèce de galerie se rétrécissait de plus en plus, si bien que, lorsqu'il fut enfin arrivé à l'ouverture, l'infortuné Papavoine ne put qu'avec bien du mal sortir sa tête, ses épaules, ses bras et le haut de son corps; mais le reste n'aurait jamais passé sans l'aide de M. Baboulifiche qui, à force de tirer, parvient à arracher de ce terrier son malheureux domestique.
Joie délirante de M. Baboulifiche qui, contrairement à l'opinion généralement admise, croit avoir découvert de l'eau dans la Lune au fond de l'espèce de citerne dans laquelle Papavoine était tombé.--Combien grande est sa déception, lorsqu'il constate, après plus ample examen des vêtements de Papavoine, que cette prétendue eau n'est que de la cendre.
M. Baboulifiche et son domestique ayant rencontré un banc de moules gigantesques, en prennent chacun une et cherchent un endroit où ils puissent les faire cuire, car la nuit arrive, la Terre se lève et leurs estomacs vides depuis longtemps commencent à crier famine.
M. Baboulifiche ayant aperçu une espèce de vaste édifice en ruines éclairé par les rayons blafards de la Terre, en prend la route, avec son domestique, dans l'intention d'y aller souper et coucher.--Papavoine, beaucoup moins gros et plus alerte que son maître, le laisse bientôt en arrière, car M. Baboulifiche, essoufflé, tout en nage, est obligé de s'arrêter et de poser sa moule à terre, c'est-à-dire à Lune, pour se reposer un moment et reprendre haleine.--Mais, horreur! la moule s'entr'ouvre, une bête hideuse en sort et s'élance vers M. Baboulifiche qui, très effrayé, se fait un rempart de son parapluie et se sent de très grandes dispositions à fuir.
Pendant que M. Baboulifiche court à toutes jambes pour aller se réfugier dans les ruines, son malheureux domestique Papavoine est de son côté victime d'un effroyable accident.--Étant arrivé avant son maître, il avait déposé sa moule sur le sol et s'était assis à côté, lorsque tout à coup il se sentit saisir par les jambes et entraîner par la moule qui, crac... se referma sur lui.
Avec une peine inouïe, M. Baboulifiche parvient enfin à retirer Papavoine de sa cruelle situation.--Le maître et le valet essaient ensuite d'extraire de sa coquille la bête enragée, mais une patte de celle-ci casse et nos deux voyageurs tombent à la renverse.
Après avoir allumé un bon feu, M. Baboulifiche et Papavoine embrochent la bête et se complaisent à la voir griller.
Après souper et avant de se livrer au sommeil, M. Baboulifiche juge prudent d'aller faire une petite reconnaissance autour de sa nouvelle demeure.--Il sort donc avec Papavoine et se trouve bientôt en présence de monstres horribles qui semblent vouloir se précipiter sur eux.--Frayeur générale!--M. Baboulifiche croise pourtant la baïonnette avec son parapluie tandis que le pauvre Papavoine tout tremblant se cache derrière son maître.
Prenant courageusement leurs jambes à leur cou, M. Baboulifiche et Papavoine avaient cherché leur salut dans la fuite, mais tous leurs efforts furent inutiles. De tous côtés ils rencontraient des légions de bêtes, toutes plus affreuses les unes que les autres et qui semblaient les regarder avec convoitise.--Croyant bien leur dernière heure venue, M. Baboulifiche sent ses jambes fléchir sous lui, tombe assis et se cache la tête sous son parapluie, pour se dérober au moins le spectacle de tous ces monstres épouvantables.--Il pense, d'ailleurs, avec beaucoup de bon sens, que si ces monstres doivent le dévorer, il n'a pas besoin de les regarder faire.--Partageant la manière de voir de son maître et son envie de ne pas voir, Papavoine vient se réfugier auprès de lui et lui reproche de l'avoir stupidement entraîné dans ce voyage, où ils vont tous les deux trouver la mort et servir de dîner à de sales bêtes inconnues.
Au bout de quelques minutes qui lui parurent fort longues, M. Baboulifiche voyant qu'il n'était pas encore dévoré et que rien ne semblait bouger autour d'eux, se hasarda à sortir la tête de dessous son parapluie et remarqua qu'aucun de leurs ennemis n'avait changé d'attitude.--Alors, malgré les récriminations de Papavoine, à moitié mort de peur, le courageux Président s'en fut observer de plus près ces hideux animaux et son intelligence, supérieure reconnut aussitôt qu'ils étaient tous parfaitement pétrifiés.--M. Baboulifiche le fut lui-même pendant quelques moments, tant sa découverte lui parut bizarre, mais, recouvrant bientôt ses esprits, il s'élança à califourchon sur le dos d'un petit quadrupède à tête d'oiseau en s'écriant joyeusement: «Sac à papier, Papavoine, nous sommes sauvés!»--Encouragé par l'exploit de son maître, Papavoine essaie à son tour de se hisser sur la croupe d'une espèce d'énorme buffle.
A la suite de cet exercice équestre, le maître et le serviteur regagnèrent leur logis où ils passèrent paisiblement, mais un peu durement, le reste de la nuit.--S'étant remis en route le lendemain matin, M. Baboulifiche et Papavoine rencontrèrent bientôt un palais où ils virent un homme et une femme lunaires couchés au pied d'une superbe colonne incrustée d'or et de pierres précieuses.--Grand fut d'abord l'émoi de nos deux voyageurs, mais ils reconnurent que ces deux personnages étaient également pétrifiés et le savant M. Baboulifiche conclut de ce fait qu'une mer pétrifiante avait dû envahir subitement ces terrains peu élevés.--Aussi, craignant d'être eux-mêmes victimes d'une semblable catastrophe, nos deux explorateurs se hâtèrent de se diriger vers les hauts plateaux, sans prendre même le temps de détacher quelques-unes des pierres précieuses.
En route pour les hauts plateaux, M. Baboulifiche et Papavoine éprouvent de grandes difficultés, surtout le Président, qui a bien du mal à gravir ces pentes escarpées.
Après bien des efforts persévérants, les deux voyageurs parviennent enfin au sommet du plateau.
Arrivé là, M. Baboulifiche, épuisé de fatigue, s'assied, sans y faire attention, sur une espèce de tortue, pendant que Papavoine admire les fleurs lunaires.
Le siège de M. Baboulifiche ayant remué, celui-ci se releva prestement et se remit en marche avec son compagnon.--Un peu plus loin, tous deux sont assaillis par un véritable essaim d'araignées volantes, qui se jettent sur eux pour les dévorer.--Grâce à son parapluie, M. Baboulifiche parvient, après un combat acharné, à débarrasser Papavoine d'une énorme araignée qui l'avait saisi par le dos, et tous les deux se hâtent de quitter ces parages mal habités.
Après avoir marché pendant quelque temps, en évitant autant que possible le dangereux voisinage de volcans qui leur lançaient des pierres énormes, nos deux voyageurs aperçoivent tout à coup un astronome lunaire en train d'étudier la Terre avec un télescope.
L'astronome effrayé s'étant enfui à leur approche, en oubliant d'emporter son instrument, Papavoine ne peut résister au plaisir de s'en servir lui-même, afin d'essayer de découvrir sur la Terre le village où il est né.--Mis en émoi par les discours de l'astronome fugitif, tous les confrères de celui-ci se hâtent de quitter leurs observatoires et d'accourir vers les étrangers.
Ayant bientôt reconnu que M. Baboulifiche et Papavoine ne sont pas dangereux, les Lunaires les invitent à aller visiter leurs observatoires, où ils les font assister à un cours d'astronomie, pendant lequel un des élèves, ayant commis une énorme sottise, le professeur lui inflige la punition de porter pendant tout un mois sur la poitrine les insignes du Poireau mal venu.
En traversant une place où les troupes lunaires vont manœuvrer, M. Baboulifiche et Papavoine sont horriblement effrayés à la vue de la cavalerie et prennent la fuite.--Chute de M. Baboulifiche.
The book keeps going
Reading is free forever. Sign up and watch scenes appear while you read.



Scenes Storieta drew for other classics.
New illustrated classics
Once or twice a month: the latest books to get full character casts, scene art, and free comic editions. No account needed.